Questions suggérées pour la discussion en classe :
1.1 Comment les vidéos du programme utilisent-elles l’appropriation, le détournement et la parodie des formes médiatiques dominantes, tant sur le plan formel que thématique, pour transmettre leur message?
1.a Pour chaque œuvre, quels sont les genres cinématographiques qui sont appropriés ou parodiés ?
1.b Comment ces œuvres critiquent-elles à la fois les formes cinématographiques dominantes et les dynamiques sociales hégémoniques (stéréotypes de genre, patriarcat, normes sexuelles, colonialisme, etc.)?
1.c Par exemple, comment la vidéo Colonization: The Second Coming « queerise » et décolonise-t-elle le genre de la science-fiction?
1.d En quoi le style et l'esthétique propre à chacune de ces œuvres (le médium vidéo, par exemple) contribue-t-il à sa portée critique ?
2. Comment l’humour et le rire ont-ils historiquement servi d’outils de résistance féministe? Qu’en est-il aujourd’hui? Connaissez-vous des artistes ou des militant·e·s féministes contemporains qui intègrent l’humour et le jeu à leur travail?
3. Dans Big Girl Town et Second Coming, comment les artistes jouent-iels avec les notions de regard et d’incarnation?
4. Dans quelle mesure Super et Domestic Bliss mettent-elles en lumière le fait que le patriarcat rend les femmes (ainsi que leur combat) invisibles ? De plus, comment démontrent-elles que le patriarcat et les privilèges qui y sont associés se sont eux-mêmes rendus invisibles grâce à un processus de normalisation ? Finalement, comment les identités lesbiennes s’inscrivent-elles dans ces dynamiques ?
5. Dans Gabey and Mike, quel effet produit la combinaison d’images d’archives et de reconstitutions? La nostalgie peut-elle être un outil féministe efficace?
6. Ces vidéos sont réalisées par des artistes de la Saskatchewan, de Montréal, de Winnipeg, d’Halifax, du Québec et de Toronto. Que nous disent-elles collectivement du féminisme au Canada? Quelles lacunes ou omissions révèlent-elles? À quoi ressembleraient des vidéos produites aujourd’hui?